Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 16:45

 

Granta117 001de la littérature américaine contemporaine pour le lancement du 117ème GRANTA ! J'y cours !

 

J'ai bien fait d'arriver une heure à l'avance. Les rangées de sièges se remplissent rapidement. C'est au quatrième étage de la librairie Barnes & Noble de Union Square que l'événement a lieu :  Paul Auster et Don DeLillo réunis autour de John Freeman (l'éditeur de Granta).  Les deux écrivains ont une contribution dans le nouveau Granta sur le thème "Horror".  A ne pas manquer !

 

J'ai bravé la pluie, quitté la maison vers 16h30, pris le train de 16h54, le métro jusque Union Square et j'attends. La salle bruisse de mille conversations sur un fond de jazz. Les amateurs font la file pour acheter le dernier Granta et les livres récents des auteurs, passage obligé avant de prendre place. Le spectacle est déjà dans la salle : j'observe le public et tente de distinguer le profil du lecteur type. Qui se déplace pour ce genre d'événement littéraire ? Des jeunes, des moins jeunes, beaucoup d'hommes, casquette sur la tête, barbe de quelques jours, look plutôt cool.

B-N-Auster-015.JPG

Le staff de la librairie donnent les consignes à respecter scrupuleusement : pas de flash, un membre du staff distribuera des post-it pour y écrire le nom souhaité à la dédicace. DeLillo signera ses deux derniers livres et Granta, Auster accepte de signer tous les livres, le seul critère étant qu'ils aient été écrits par lui-même (on a déjà vu de tout ici, explique l'organisatrice) !

B&N-Auster 017 Ca y est ils sont là ! Jeans, t-shirt, chemise, tout est noir chez Paul Auster, une allure séductrice, un sourire gentiment moqueur...  Don DeLillo est plus petit, en jeans lui aussi, chewing gum en bouche, très américain. John Freeman présente les deux grands hommes. Chacun lit un passage du texte paru dans Granta. Pour Auster il s'agit en réalité d'un extrait de son prochain livre intitulé "The Story of my Body", et le passage choisi décrit la vie et la mort de sa mère. Après tout, c'est bien là que son corps à lui a commencé à exister... Le texte de DeLillo évoque la vie d'un homme qui passe ses journées au cinéma et qui y rencontre une jeune femme...

La conversation est teintée de cet humour "tongue-in-cheek"*, typiquement anglo-saxon. Rires francs et écoute attentive dans le public (plus de trois cents personnes). Oh, mais j'aperçois Siri Hustvedt au premier rang, elle est la femme de Paul Auster, et est écrivain, elle aussi. Joli bouquet d'auteurs !

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Rangée après rangée le public est invité à faire la file pour la séance de dédicace. Là ça devient le délire : certains enragés ont amené toute leur bibliothèque et présentent des montagnes de livres à signer. Un sans gêne ! Je patiente près de trois-quart d'heure et, enfin, c'est mon tour : "To Anne", écrit Don DeLillo; Paul Auster se contente d'écrire mon nom puis le sien dans mon Granta. Je les remercie. J'ai gagné ma journée!

Une pizza légère chez OTTO** pour calmer notre faim : la littérature nourrit, c'est sûr, mais à partir d'un moment, ça ne suffit plus. Puis nous regagnons en train  notre banlieue tranquille.

Qui a dit que le livre n'intéressait plus personne ?

 

Anne

* pince-sans-rire

** One Fifth Avenue at 8th Street

link vers le site de Granta

 

 

 

Par Caillou Blanc
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