Partager l'article ! The New York Times: Dans son édition dominicale, c'est une fameuse masse de papier : entre 1 kg 200 et 1kg 600 dont au moins 250 g de publi ...

Dans son édition dominicale, c'est une
fameuse masse de papier : entre 1 kg 200 et 1kg 600 dont au moins 250 g de publicité à éliminer tout de suite. J'écarte aussi les cahiers qui ne m'intéressent pas vraiment : voitures, business et
sport. Restent encore de 700 g à 1 kg de lecture brute. Certes, il y a encore des pleines pages de publicité mais il y a de quoi lire plusieurs heures d'affilée.
Cette montagne de papier tout à la fois m'attire et me révulse : car je ne sais quand trouver le temps de lire au moins quelques-uns des articles qui attirent mon attention. Les titres sont accrocheurs...les textes longs.
En première page, la photo d'un candidat à la course présidentielle, de combat en Syrie, d'une catastrophe naturelle, bref, quelque chose qui frappe !
Les faits divers me semblent particulièrement effrayants, certains sont des noyaux de romans et je suis sûre que c'est là que les auteurs contemporains trouvent la matière de leurs romans...
Il y a le carnet des spectacles que nous ne verrons pas car choisir est quasi impossible dans une offre si large; la page immobilière, qui nous fait entrer chez un couple qui a eu le coup de foudre pour une maison ancienne au bord de l'Hudson et fait une petite rénovation à coup de millions; la rubrique santé nous fait faire yoga ou zumba à Manhattan pour raffermir nos muscles qui en ont besoin.
Le carnet "Sunday Styles" présente une personnalité que nous suivons dans les moindres recoins de sa vie. Il ou elle est le fils ou la fille d'une célébrité et tente de se faire un prénom : Chelsea Clinton, par exemple. C'est dans ces pages aussi qu'on découvre ce que portaient les élégantes lors d'un "Awards Dinner" ou d'un "Fundraising Gala" sous le titre si joli du "Bruissement de la soie".
La rubrique des mariages m'amuse follement. Rien ne nous est épargné. On sait tout : la rencontre chez des amis communs, le premier rendez-vous dans un Starbuck, le premier kiss, la demande en mariage.... Les diplômes, quand il y en a, sont détaillés ainsi que la vie professionnelle des impétrants et de leurs parents. Il y a aussi en général une photo qui couronne le tout. Et parfois pour clôturer de l'article la petite phrase" le premier mariage du marié s'est terminé par un divorce". Parfois aussi, et même de plus en plus souvent, il y a deux mariés ou deux mariées avec alors une mention spéciale pour dire qui est qui sur la photo qui accompagne l'article. Oui, la société évolue ...Et ce grand journal a un côté très provincial.
J'oublie de mentionner la "Book Review" pleine d'idées de tentations livresques... au cas où je m'ennuierait... Ah, je ne sais plus où donner de la tête !
Bon, il faut que j'y aille, j'ai encore quelques pages à lire avant le week-end et le prochain New York Times !
Anne