Un regard européen sur la vie quotidienne aux Etats-Unis
Je débranche la prise du frigo. Un bruit en moins ! Ca vrombit encore de partout. Je pousse le curseur de la climatisation vers le haut. Pas besoin de grelotter à 20° C alors qu’il fait plus de 30°C dehors à 22h ! La soufflerie s’arrête momentanément. Il fait plus calme dans ma chambre d'hôtel. Restent les bruits extérieurs sur lesquels je ne peux rien. Je veux dormir, ma journée a commencé tôt.
A 7 h pour la quatrième fois, j’ai pris la route en direction de Washington. Je vais visiter UNE maison avec Katie, notre super agente. La route m’est presque familière. J’en connais la plupart des chausse-trappes mais mon attention est requise à tout instant. J'ai mes haltes favorites. En réalité sur les 400 km de trajets il n'y a que l'aire du Delaware qui vaut la peine d'être mentionnée : il y fait frais, c'est propre et neuf. Mais cela reste malgré tout une pâle approximation des magnifiques aires d'autoroutes que l'on pratique en France.
A 13 h j’arrive au bureau de l’agence immobilière. Nous préparons “the application” en détail, la candidature du locataire, avec photocopie des passeports et un chèque. “You have to qualify to become a tenant”. Katie jongle avec les papiers et son téléphone qui sonne constamment. J’admire sa façon d’accueillir chaque personne comme si elle était absolument unique et de résoudre mille problèmes avec une patience remarquable !
Entretemps je patiente et je lis avec attention les dix commandements du travail en équipe affichés dans la salle de réunion.
Je me dis qu'on pourrait s'en inspirer dans la vie familiale par exemple...
Enfin la visite. Oui, cette maison présente beaucoup d'atouts.
Le lendemain je repars vers New York, toujours par des températures hallucinantes. Les indices semblent tous au vert pour la maison. Un peu de patience encore avant de clamer que nous avons une "home sweet home" dans la région de Washington DC.